Aller au contenu principal

Syndicat Féministe du Travail Non Rémunéré

Syndicat Féministe du Travail Non Rémunéré

Qui sommes-nous ?

La Syndicale est un syndicat féministe du travail reproductif non rémunéré en construction. Notre projet est d'appliquer la lutte syndicale au travail reproductif, travail majoritairement assumé par les femmes et les minorités de genre, essentiel à la société et dont l'importance est insuffisamment reconnue.

Nous voulons allier les outils du féminisme et du syndicalisme de lutte pour les appliquer aux champs du foyer, du care, du travail gratuit.

Notre forme associative actuelle est temporaire. Nous avons l'ambition de devenir un véritable syndicat de défense des droits de l'ensemble des travailleur·ses du secteur reproductif non rémunéré — mais pour cela il faudrait d'abord changer le code du travail et faire reconnaître que le travail gratuit est un travail !

Nous fonctionnons sur une base d'autogestion, et nos adhésions sont la garantie de notre autonomie. Plus nous sommes nombreux·ses à adhérer, plus nous pouvons développer La Syndicale.

Nos valeurs sont féministes, queer, antiracistes, anticapitalistes, antivalidistes, enfantistes, écologistes, anti-impérialistes.

Origines

Nous sommes une petite équipe et une jeune association créée en 2022. L'idée d'un syndicat du travail reproductif a commencé à émerger après des années de lutte au sein du mouvement social et féministe. Nous avons fait le constat que nous étions souvent divisées, tiraillées entre nos engagements, et qu'il existait très peu d’organisations et structures spécifiquement dédiées à la défense des femmes et minorités de genre sur la question du travail reproductif non rémunéré.

Il nous a alors paru essentiel de nous emparer de cette question d'un point de vue matériel, pour améliorer nos conditions de vie. Nos réflexions, amorcées entre 2015 et 2020, ont explosé avec l'arrivée du Covid.

Pendant cette période, le soin aux proches, le travail domestique, le travail émotionnel, la charge mentale du foyer, les relations sociales, ainsi qu'une part importante du travail au sein des collectifs et des entreprises, ont été assurés sans reconnaissance politique, dans une grande invisibilisation. Cette situation est constante, même hors période de pandémie.

Ce travail est important, mais il est épuisant. Il est si accaparant et si nécessaire qu'il devient parfois compliqué de se mobiliser pour le faire reconnaître. Nous avons alors imaginé un outil : un syndicat, qui puisse peser dans le débat public sur cette base.

Nous agissons en premier lieu autour des thématiques liées au lieu de vie tout en étant pleinement conscient·es de la continuité de ces enjeux avec ceux du travail reproductif rémunéré dans les métiers du soin.

Nous soutenons et participons activement aux mouvements de grève féministe en France, en nous inspirant notamment des dynamiques déjà en place en Suisse, en Argentine, en Espagne ou en Islande.

Nous avons d'abord cherché des financements pour poser les bases de cette structure et construire :

  • Un site internet
  • Une réflexion organisationnelle
  • Le soutien à l'écriture du livre de Mathilde Blézat Si on s'arrête, le monde s'arrête, paru aux éditions La Déferlante en avril 2026.

Concrètement

Nous avons expérimenté la mise en place d'actions diverses dans différents territoires, afin de nous donner une idée de plus en plus précise du travail syndical qui peut s'effectuer.

Nous sommes en train d'en tirer des ressources qui prendront la forme de fiches pratiques sur le site. Elles seront en accès libre et pourront être partagées.

Nous avons organisé, participé et parfois financé diverses actions : atelier sur le travail gratuit des mères, espace de repos en mixité choisie, groupes de parole, accompagnements individuels, stages d’autodéfense féministe...

La Syndicale s'est inscrite dans les mobilisations du 8 mars en organisant ou participant à des ateliers, des conférences, des manifestations.

Nous avons également organisé des soirées de réflexion autour d'un Code du travail domestique.

Quels moyens ?

Jusqu'ici, La Syndicale a fonctionné principalement par notre travail bénévole et grâce au soutien de fondations et de subventions. Nous passons à une phase d'autonomisation basée sur l'adhésion mensuelle à prix libre.

L'argent récolté permettra de :

  • Rémunérer le travail de coordination et de communication
  • Financer des formations (ateliers en ligne, stages d'auto-défense féministe)
  • Rédiger des fiches pratiques
  • Organiser des évènements et rencontres
  • Construire des temps de loisirs et repos pour les personnes assurant le travail non rémunéré
  • Constituer une caisse de grève pour soutenir les mobilisations

Perspectives

Les années 2024 et 2025 auront permis de développer les outils nécessaires à la mise en place de la Syndicale : création du site, rédaction du manifeste, démarrage du réseau.

L'enjeu est maintenant de rendre tout cela accessible ! Nous lançons officiellement la Syndicale à travers la mise en ligne du site web et l'ouverture des adhésions.

La tournée autour du livre constitue un levier pour porter la question du travail non rémunéré dans le débat public. C'est un point d'ancrage pour interroger plus largement ce qui fait valeur dans notre société.

À notre échelle, nous voulons contribuer à la construction d'espaces de résistance, dans les zones rurales comme urbaines, et jouer un rôle dans la mise en réseau de ces groupes.

Nous voyons La Syndicale comme un outil à construire et dont il faut s'emparer.

Si vous êtes un collectif ou une personne qui se reconnaît dans ces valeurs ou ce projet, rejoignez-nous !